La psychothérapie : une approche du changement

Un projet et un cadre pour chaque cas

Il existe des thérapies individuelles, de couple ou familiales.  Je les nomme ainsi par un abus de langage désagréable mais commode. On devrait plutôt les appeler thérapies du cercle originaire.
Il existe aussi des thérapies en groupe, dites groupales.
Chacune a ses particularités.

Car le travail de psychothérapie se fait souvent en seul à seul avec son thérapeute. Il a pourtant toujours lieu au sein d’un groupe.

En effet, nous nous sommes construits à partir de nos parents et de tout notre environnement familial, social et relationnel. Les images de ces modèles (positifs, négatifs ou neutres) cohabitent à l’intérieur de nous. 
Quand nous faisons un travail de psychothérapie, nous faisons évoluer les relations que ces personnages intérieurs entretiennent entre eux. Nous rééquilibrons l’ascendant de tel ou tel en fonction de nos priorités réelles actuelles, actualisées. 

De plus, au moment où nous entamons un travail de psychothérapie, nous ne vivons pas sur une île déserte mais dans un environnement peuplé d’humains plus ou moins proches. 
Ce que nous sommes est fait aussi de ce que sont nos relations avec les autres humains. Et notre évolution se mesure bien souvent à l’aune de la qualité, du plaisir ou de la souffrance que nous procurent nos relations aux autres, du degré de dépendance ou d’autonomie psychique, affective et émotionnelle que nous entretenons avec eux.

Enfin, le modèle le plus connu de la psychothérapie est celui de l’entretien seul à seul entre la personne et son psychothérapeute. Mais de nombreuses psychothérapies ont lieu avec un conjoint, avec les parents, avec la famille complète ou non, ou élargie aux grands-parents, ou plus loin encore.